Désireux de conduire des programmes de recherche sur le plateau Antarctique, les Instituts polaires Français et Italiens ont en 1993, décidé de coopérer pour la construction et l’exploitation d’une station scientifique continentale, au Dôme C. La station fut nommée “Concordia“.

 

Le Dôme C (75°06’S – 123°23’E – 3220m d’altitude) se concrétise par une surface de névé plate et sans crevasses. Il n’y a ni flore ni faune. La station la plus proche, Vostok (Russie) est à 560 km au sud ouest. Les stations côtières les plus proches disposant d’un accès maritime satisfaisant sont Dumont d’Urville et Casey (Australie) situées à 1100 km au nord. La station Italienne Mario Zuchelli est située à 1200 km à l’Est, au-delà de la chaîne montagneuse Trans-Antarctique. Les conditions météorologiques du Dôme C sont caractérisées par des températures très basses, des précipitations et des vents très faibles.

 

La glaciologie a été le premier programme scientifique intéressé par le site car la couche importante de névé (environ 3200m d’épaisseur) a offert la possibilité de reconstruire le climat et l’état de pollution de la planète prévalant lors du dernier million d’années. En parallèle, le site du Dôme C a d’autres qualités : il est situé à l’intérieur du trou d’ozone qui peut être ainsi détecté pendant le printemps austral, c’est un site intéressant pour l’astronomie en raison de son atmosphère raréfiée, stable, sèche et froide. Il est également loin des perturbations maritimes et c’est un endroit idéal pour la séismologie et le magnétisme. Enfin, c’est un site excellent pour évaluer des procédures pour les travaux spatiaux et pour étudier des petits groupes d’humains dans des conditions proches de l’espace.