Si les deux bâtiments principaux sont des structures polygonales sur pilotis ajustables, le bâtiment centrale électrique est composé d’une vingtaine de modules au format conteneur 20 pieds réassemblés sur place et disposés en deux niveaux, l’ensemble étant posé sur une structure métallique formant traîneau de déplacement. Le premier niveau comprend trois espaces principaux : le local générateurs, un atelier et une chaufferie. Le second niveau est affecté au sas de liaison avec les édifices de vie, au traitement d’eau et au stockage des consommables courants.
Le paramètre dominant de la conception de la centrale est l’efficacité énergétique. La consommation de carburant Diesel doit être strictement limitée, tant pour réduire l’impact local que les quantités à transporter par convoi. En fonctionnement normal, la demande en carburant est uniquement liée à la charge électrique et à l’usage des véhicules. La consommation globale du site est comprise entre 280 et 300 m³ annuels. Les besoins thermiques sont couverts à 95 % par la récupération de la chaleur perdue des groupes électrogènes. Le circuit de récupération comprend un circuit dit « primaire » auquel sont connectés, par échangeurs thermiques, des circuits intermédiaires indépendants, soit producteurs de chaleur soit utilisateurs. Cette configuration assure une grande flexibilité et sécurité de gestion.
La consommation électrique moyenne est d’environ 2 400 kWh par jour (100 kW permanent). La chaleur récupérée sur le circuit de refroidissement est équivalente, tandis que l’échappement en fournit la moitié. En ajoutant la chaleur dissipée par les équipements électriques à l’intérieur des bâtiments, la puissance thermique disponible couvre largement les besoins. Les simulations ont montré qu’une perte de chaleur maximale de 75 kW par bâtiment principal permet un fonctionnement normal sans appoint de chaudière.
Trois générateurs — en principe un seul en service — sont installés dans la centrale. Un quatrième groupe de secours est installé dans l’édifice bruyant. En sécurité, deux onduleurs sur batteries assurent une alimentation de secours de 20 kW chacun pendant une heure, alimentant les équipements prioritaires en cas de coupure.
La solution de construction modulaire du bâtiment a été retenue car elle a permis un montage à blanc très avancé des équipements de la centrale, un transport et un remontage sur site aisés après démontage partiel. Le montage à blanc s’est déroulé en 1999 à Clermont-Ferrand.

Intérieur / générateurs centrale électrique

vue pendant le montage à blanc
Les unités modulaires du bâtiment sont construites et isolées en matériaux incombustibles, tels les panneaux sandwich acier/laine de roche. Le sol, qui doit être également isolé, est constitué de blocs de béton cellulaire. L’ensemble de la surface du premier niveau (environ 140 m²) est recouvert d’un bac de rétention en acier permettant de collecter les fuites de liquides.



